Une autre idée

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Je clôture une période commencée en 2006.

Je me suis construit une démarche artistique solide sur laquelle je peux désormais m’appuyer. C’était important pour moi de respecter ma ligne créative en restant sincère, original, en tenant mes engagements et en résistant à certaines facilités. Je ne me suis interdit aucune expérience, qu’elle soit esthétique, artistique ou humaine. Les différentes collaborations (associations et collectifs) auxquelles j’ai participé, l’artothèque #4 Champagne Ardenne et la Fileuse de Reims notamment ont été des expériences enrichissantes.

D’autres expériences l’ont été moins et pour éviter au mieux les déconvenues, je devais comprendre mon environnement.

Je me suis intéressé au fonctionnement de l’art et des artistes en France. A force d’entendre tout et n’importe quoi, je me suis fait ma propre opinion… qui n’engage que moi !!!

J’ai compris qu’il existait plusieurs castes d’artistes :

  • Les artistes institutionnels : professionnels évoluant plutôt dans le public.
  • Les artistes non-institutionnels : professionnels évoluant plutôt dans le privé.
  • Les « autres » : (salariés, fonctionnaires, retraités, professions libérales, …) Artistes professionnels déclarés fiscalement comme artiste, payant des charges sociales, tout en ayant un revenu ou une activité principale parallèle (alimentaire).
  • Les amateurs professionnels : inscrits nulle part, ne payant rien mais agissant comme des pros.

Quand j’ai voulu vendre mon travail, je me suis intéressé au marché de l’art. Là aussi, on entend beaucoup de choses qui frisent le fantasme.

Trois marchés de l’art :

  • Le premier marché : domaine des artistes et des galeries (première vente d’une œuvre).
  • Le second marché : domaine des marchands (deuxième vente, revente et … spéculation).
  • Le marché institutionnel : domaine de l’état. (commandes publiques)

Seul le premier marché me concerne et j’ai 2 solutions pour vendre ma production artistique :

  1. Je laisse le soin à d’autres de vendre mon travail ou/et 2. Je vends moi-même mon travail.

C’est là où les problèmes commencent.

Une institution anémique, des galeristes professionnels en voie d’extinction, des loueurs de cimaises déguisés en galeristes, des pseudos marchés d’art exorbitants et tous ces miroirs aux alouettes (faux magasines, sites de ventes sur internet, …) qui pompent du pognon sans en produire.

Bref, ce que l’on me propose actuellement ne me convient pas. Je n’ai pas envie de suivre le troupeau, je n’ai pas envie de me conformer au moule.

J’ai une autre idée, je vais la suivre et on verra bien.