Etat d’esprit

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Le travail artistique contemporain me laisse perplexe, parfois, car je ne ressens rien de particulier en le regardant.

Je vois le reflet pas très brillant de notre époque, avec 30 ans de retard, au lieu des 20 ans d’avance que l’on peut attendre de cette spécialité.

Je peux comprendre que tout soit en transition, nous sommes dans la période gueule de bois «  post XXème siècle  » ; tout le monde retient son souffle. Le XXIème siècle sera un siècle « tiède » sur tous les plans où il ne se passera pas grand chose, hormis la baisse de tous les curseurs.

Quand je rentre dans une expo d’art contemporain, je sors souvent déçu.

Je vois un concept, une idée, une intellectualisation souvent bonnes… Et la réalisation, où est-elle ?

Et, quand parfois un contenu suit l’idée, c’est le soin de la présentation et la qualité d’exécution qui me manque.

De l’œuvre, on supprime l’esthétique qui est « démodée « , on supprime la technique qui est « sale », on supprime le soin qui est « chronophage » et on garde… l’idée  » à poils  » !

Pauvre idée ! Elle va s’enrhumer !

Peut-être serait-il temps de l’habiller un peu, l’idée.

Est-ce cela qui explique un fort intérêt pour l’art brut ? Pas de fioriture, pas de blabla, une œuvre soudée à l’artiste.

Etant un rédacteur laborieux, je vous invite à lire l’article de Laurent Danchin dans le n°105 d’Artension (janvier-février 2011). http://artension.fr

Autodidacte

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J’ai quitté le système scolaire assez tôt, ce qui a produit un « complexe », atténué par l’autodidaxie.
J’ai découvert que les chemins utilisés pour mener une réflexion étaient différents de mes collègues.
J’ai fini par comprendre que je n’étais pas formaté pour le système, que ma mécanique cognitive était différente.
J’agace en prenant des chemins différents pour arriver au même endroit.
Du coup, je passe pour un original et un prétentieux.

Ca s’est confirmé pendant mon apprentissage.
Le travail à un sens et il convient de le respecter pour être efficace.
Le nom de mon blog ( » Je ne gueule pas, j’te montre « , premier titre de celui-ci) vient de cette période.
La peinture décorative est une technique très riche et très impressionnante pour les non initiés, mais ça reste une technique parmi d’autres et on en atteint rapidement les limites.

Je me suis vite ennuyé et c’est vers l’esthétique que je me suis tourné.
Il me semblait que la spécialité était infinie et les possibilités innombrables.
C’est le cas, mais il y a tout de même des limites.
J’ai découvert à cette époque que j’étais généraliste et pas spécialiste.
Si on travaille chaque technique à fond, si on recherche l’esthétique idéale d’un trait, on peut y passer sa vie.
Ce n’est pas mon cas, je n’ai pas assez de concentration.
A moins, que je n’ai trop de curiosité.

Par contre, j’ai découvert un aspect déclencheur pour la suite.
L’architecture ou la décoration sont des techniques, mais aussi des miroirs.
Ils reflètent, soit l’image du « réalisant », soit l’image du « client ».
De là, je me suis mis à observer l’autre.
C’est fou ce que l’on peut apprendre de quelqu’un, en voyant « son chez lui ».
Je ne rentrerai pas dans les détails mais si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire « Poétique de l’espace » de Gaston Bachelard.

A force d’observer les autres, on finit par s’intéresser à soi.
Je me suis donc penché sur mon cas en utilisant le moyen le plus simple et le moins onéreux, l’introspection.
J’ai établi quelques observations :
J’aime trouver des solutions aux problèmes, j’aime être créatif, j’aime la tarte aux pommes !

La technique m’intéresse, mais pas à haute dose.
L’esthétique est primordiale dans toute réalisation à condition d’accepter parfois de transgresser les règles.
L’art n’a pas de limite.