Peinture au cordeau – Résidu n°2 Noir

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Série : Maille, Trame & Résidu

  • Peinture acrylique sur carton bois
  • Technique du cordeau
  • Dimensions : 100x100cm
  • Année 2012
  • Œuvre unique (signé au dos)

Ce travail est une recherche sur la droite horizontale et verticale. La première symbolise la ligne terrestre, la seconde symbolise l’individu.

Je maille ces fils pour créer une toile ; l’impression et la superposition de lignes verticales et horizontales créent des couches, les nouvelles s’ajoutent et effacent les précédentes. Mon travail mémoriel consiste à user les couches superficielles pour faire réapparaître les précédentes.

Détails

« Résidu, Maille & Trame »

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Le paradoxe de l’être humain, c’est qu’il a une propension à l’oubli et besoin du passé pour se situer dans le présent.
Le premier travail consiste à recueillir le résidu.
Symboliquement, j’imprègne sur une cordelette ce qui caractérise le mieux un individu : sa personnalité et les moments qui ont forgés son histoire de vie.
De cette cordelette, tendue entre 2 points, pincée et claquée sur une surface, un résidu s’imprime et témoigne de l’existence de celui-ci.

De là, commence le travail mémoriel.
Au fil du temps, l’ajout de lignes individuelles crée une collectivité.
Ces lignes de vie se croisent, se superposent, se mêlent, s’entremêlent, tissant une
« toile » ou chaque couche se succède : le présent efface peu à peu le passé.
C’est l’oubli.
Pour revenir à ce passé, je dois user le présent ; ce que je fais en ponçant localement le support.
Les couches précédentes réapparaissent, irrégulières.
C’est la mémoire.
L’usure du temps est matérialiser par le « résidu » de l’usure.

peinture Guidolin cordeau art
Résidu noir 2 – Acrylique sur carton bois – (80×80) – Unique – 2012
Guidolin cordeau encre ligne
Cordeau à l’encre sur papier – (50×65) – Unique – 2012
Guidolin peinture cordeau art
Résidu 2 – Acrylique sur carton bois – (100×100) – Unique – 2012

Maille & Trame à la plume

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Je travaille sur la ligne depuis quelques temps et je me suis intéressé à la démarche artistique de Piet Mondrian.

Je me suis senti concerné par sa réflexion des lignes verticales et horizontales, le masculin et le féminin, l’extérieur et l’intérieur, le matériel et le spirituel.

Mais je suis beaucoup plus terre à terre que lui sur la ligne horizontale que je considère comme « terrestre » et la ligne verticale que je considère comme « humaine ». La série Dromo Man en est la meilleure représentation.

La ligne droite n’est pas organique ; la nature n’en contient pas. L’homme a repris le concept à son compte et c’est pour cela que cette représentation est idéale pour le définir.

« Dromo Man » de Dromomanie

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L’homme qui marche.

Dromo man

Esthétiquement, la construction terminée me plaisait bien, mais il manquait le «sujet» !
Je voyais bien un personnage escaladant tous ces blocs mais pour quelle raison et dans quel but ?
La «dromomanie» n’est pas un pays inventé par Hergé, mais un trouble obsessionnel compulsif (TOC), qui a pour définition : l’envie irrésistible de marcher.
Je tenais mon sujet, un Dromo Man avançant coûte que coûte dans un enchevêtrement de blocs posés en équilibre sur une ligne droite, une analogie à la vie.